La chasse aux drones commence

Panneau d'interdiction aux drones

Il est inutile de les définir, ces petits jouets pilotables à partir de notre smartphone est tout simplement un bijou technologique. Embarqué d’une caméra, le drone devient un véritable jouet de loisir de part de ses différentes utilisations possibles. Admirer la vue à plus de 25 mètres de hauteur, et parfois bien plus, capturer des scènes panoramiques pour son futur court-métrage, cette machine offre de nombreuses possibilités.

Cependant toutes ses utilisations ne sont pas forcément légales. En effet, le premier problème causé par le vol de drone est l’absence du respect de la vie privée. N’importe qui peut se faire filmer à distance et voir un drone empiéter sur son terrain. Certains n’utilisent cet objet que pour envahir la vie privée des gens et intercepter ainsi des données sensibles. L’autre problème majeur est également la sécurité, un drone peut vite s’avérer dangereux si celui-ci vole au-dessus des lieux publics ou trop proche des habitations.

Une réglementation française sur les drones de loisirs, présentée par la députée Marie Le Vern, vient d’être adoptée le 27 septembre par l’Assemblée Nationale. Son application effective ne devrait pas intervenir avant mi-2018 voir début 2019. Voici les règles principales pour obtenir l’autorisation de faire voler un tel engin. Il est obligatoire d’immatriculer le drone si celui-ci dépasse le poids des 800 grammes. Un drone trop lourd peut provoquer de graves accidents en cas de chute. Ce processus d’immatriculation se fera de manière simplifiée, directement à partir d’une plateforme en ligne. Ces drones devront disposer d’un système de limitation des performances les interdisant l’accès à certaines zones géographiques, et cela via une connexion GPS. Survoler des zones par maladresse ou négligence entraîne une infraction passible de 6 mois de prison et de 15 000 € d’amende. Initialement, le texte proposé par le Sénat était beaucoup plus sévère. Parmi les modules obligatoires pour le drone, une alerte sonore doit être retentit en cas de chute du drone. Tous ces éléments devront être installés avant janvier 2019.

Dans le cas où des drones seraient amené à voler sans autorisation ou en toute illégalité, des systèmes sont mis en place pour lutter contre ces objets. On y retrouve l’envoi de filets, l’utilisation d’armes ou d’oiseaux de proie pour attraper les drones menaçants. Parmi les incidents les plus graves, on peut citer le vol de drone dans le secteur de la Maison Blanche et la livraison de sable radioactif au bureau du Premier Ministre japonais. Une société anti-drone va encore plus loin en proposant un routeur sans fil pour un prix de 30 000 $ qui permet de détecter des drones jusqu’à 3.2 km d’altitude. Le signal du système peut ensuite être brouillé et lui donner l’ordre de revenir vers l’opérateur de l’appareil.

Des émetteurs radio anti-drone verront également le jour, bref c’est une lutte mondiale qui vient à peine de commencer.

BONUS: Le monde animalier aussi, aimerait jouir de sa vie privée. 

Regarder la vidéo bonus

Crédits images: Robots-et-Compagnie.com 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *